
Jean-Claude
Rogliano écrit
Dans L'Express du 19 décembre
2002, vous commentez l'ana-
lyse que fait Jean-Guy Tala-
moni de mon dernier livre, justice en
Corse (stock). Si cet encadré ne
témoigne pas de votre part d'une
volonté de favoriser une quelconque
ambiguïté, le raccourci utilisé, le
contexte dans lequel cet ouvrage est
évoqué et les citations qui en sont ti-
rées sont autant d'éléments réduc-
teurs qui dénaturent l'idée que l'on
pourrait se faire du contenu. N'appar-
tenant à aucun parti politique, je suis
seulement un homme qui défend sa
terre avec une plume pour toute
arme, auprès de tous ceux qui, quel
que soit le mouvement auquel ils ap-
partiennent, mènent une même
quête d'identité, de dignité, de vérité
et de justice. Ce livre parle non pas de
la violence et de l'omerta telles
qu'elles sont traitées dans l'actualité,
mais de celles qui, en amont, en sont
la cause, distillées par une faune d'eu-
nuques de la démocratie drapé dans
leur dignité de citoyens au-dessus de
tout soupçon. Violence, elle, insidieu-
se, où la cagoule est remplacée par la
toque, le 11-43 par l'autorité de la
chose jugée, et où seul chez cette
caste le silence… magistral par esprit
de corps et souci d'avancement mé-
rite le plus sûrement le terme
d'omerta. J.-C.-R.
L'EXPRESS 30.01.2003